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Parti pris de rénovation

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Réhabiliter de façon exemplaire un site patrimonial exceptionnel pour en faire un éco centre d’art (Le CAMI, Centre Artistique Manuel Immoderne) et un lieu de séjour unique (l’éco domaine de Taïchac),

alliant tradition & innovation,

préservation de l’environnement & invention artistique,

inscription territoriale & publicité internationale.


- Contraintes choisies
- Parti pris d’aménagement paysager

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Les lignes force : des ouvrages d’art, une œuvre d’art

· Faire de l’isolement du site (autonome en énergie et assainissement) un atout pour l’expérimentation d’infrastructures écologiques collectives pionnières.

· Mettre à profit l’état d’abandon du bâti vernaculaire pour inventer une réhabilitation qui s’approche au mieux des normes bioclimatiques les plus modernes (bâtiment à énergie positive) et qui crée un pont entre générations et traditions architecturales.

· Tirer parti de la vocation artistique des lieux pour oser, tous corps de métiers confondus, un chantier d’avant-garde, qui allie réhabilitation de savoir-faire ancestraux et techniques innovantes, à dimension pédagogique.

· Inscrire le projet dans son territoire rural, par les apports économiques, sociaux et culturels que le lancement de cette activité peut représenter pour la population locale et constituer ainsi un exemple de la redynamisation rurale.

Par sa localisation, son ambition et sa destination, le chantier de Taïchac représente un laboratoire et une vitrine uniques pour tous les protagonistes et les partenaires du projet.

Contraintes choisies

Réhabilitation écologique

Matériaux traditionnels (pierres, tuiles, chaux) et nouveaux matériaux écologiques (isolations naturelles renforcées …)

Conception bioclimatique

Restructuration des bâtiments pour profiter des apports du lieu (solaires, climatiques et géothermiques : serres, débords de toits, puits canadien, puits de lumière …)

Gestion des ressources

Objectif : autonomie énergétique totale & gestion assumée des déchets • production photovoltaïque et/ou éolienne suffisante • système thermique (solaire, géothermique et/ou appoints poêles à bois haut rendement) satisfaisant • assainissement par lagunage naturel • récupération des eaux de pluies pour l’arrosage et certains usages domestiques

Gestion du chantier

• Limitation des matériaux à forts déchets • Conduite du chantier respectueuse des hommes et de l’environnement.

Le site dans son ensemble est conçu pour une accessibilité complète aux personnes en situation de handicap. Dès lors, ont été retenus : • un parking réservé aux abords immédiats de Taïchac • un ascenseur ad hoc desservant les cinq niveaux du château • des toilettes normées et équipées à chaque étage

Impact esthétique

L’histoire et la beauté du lieu forcent au respect. Dans ce souci, le projet allie conservation du bâti ancestral et ajouts d’infrastructures nécessaires aux nouveaux usages et normes de confort. Ces deux langages, conservatoire et novateur, dialoguent pour se mettre mutuellement en valeur et s’entrelacer.

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Parti pris d’aménagement paysager

« Faire le plus possible avec, le moins possible contre » Gilles Clément

Conserver et enrichir l’enchevêtrement des cultures et de la nature délaissée qui caractérise le site.

Contribuer à la préservation de la biodiversité locale par une gestion économe des ressources naturelles (notamment de l’eau) et une limitation des intrants et des engins polluants.

Laisser entrer la nature dans les éléments architecturés et aménager des installations techniques (assainissement, parkings) dans les espaces naturels.

Jardiner et relier les 3 espaces spatialement séparés, aux écosystèmes très différents (l’ensemble ouvert bois taillis sur la colline nord, jardins clos au milieu du bâti et la « combe » en friche, encadrée de cultures au sud) en portant l’attention sur les sentes, sentiers, chemins de jonction et leurs à-côtés (orée, fossés, murets…)

Entremêler végétation autochtone et plantes allogènes en s’adaptant aux fortes contraintes naturelles (climat, altitude, géologie, aridité, exposition aux vents, etc.)

Entrecroiser axes de passage et lieux impénétrables, espaces abandonnés à la faune sauvages et enclos réservés aux animaux domestiques.

Ces différents aménagements paysagers seront faits selon les trois concepts de Gilles Clément : « Le Jardin en mouvement », « Le tiers paysage » et « Le jardin planétaire »

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