Une singularité française
l’existence de 43 Centres d’Art, « majoritairement en zone rurale (…), confère aux centres d’art un rôle important en terme d’aménagement du territoire ».
Des lieux d’innovation : « véritables tremplins pour les jeunes artistes, les Centre Artistique ont ainsi créé des espaces conviviaux, lieux de médiation, afin d’élargir le public de l’art contemporain. Ils jouent aussi un rôle majeur dans le paysage artistique français ».
Avec cinq grandes missions :
Accueillir les artistes pour créer des œuvres.
Créer des expositions confrontant créations nationales et internationales.
Constituer une documentation sur l’art contemporain.
Conduire une politique d’édition (catalogues et livres).
Recevoir les publics (sensibilisation et pédagogie)
- et former.
Le C.A.M.I.
A 55 km de Perpignan, situé en plein Fenouillèdes, le C.A.M.I., d’une capacité d’exposition de 500 m² (hors espaces de déambulation) avec une programmation déjà remarquable, couplé à un service hôtelier et une restauration haut de gamme, n’a pas d’équivalent dans le paysage artistique/touristique actuel.
Néanmoins, à partir des Centres d’Art déjà existants en zone rurale, tels« Le Creux de l’Enfer » en Auvergne, « Le Parc Saint Léger » ou le « Centre d’Art de l’Yonne » en Bourgogne, le « Domaine de Kerguéhennec » en Bretagne, ou le « Centre International d’Art et du Paysage » à Vassivière (en Limousin), il semble possible d’établir que :
Hors le C.R.A.C. à Sète (voir le statut de Saint-Cyprien), la Région Languedoc-Roussillon est, parmi les plus mal loties, dépourvue en Centre d’Art d’attraction internationale.
Les Centres d’Art en milieu rural (moins de 5000 hab.) présentent le plus souvent une surface d’exposition inférieure à 399 m² (moy. : 253 m²).
Dépendants largement des aides publiques, le budget 2005 moyen des Centres d’Art était subventionné à 87,2 %, répartis comme suit : 35,7 % Etat (D.A.P. et autres Ministères) ; 20,1 % Région ;12,5 % Département ; 18,5 % Municipalité.
Plus la surface est grande, plus les aides s’accroissent : ainsi, en 2004, alors qu’elles n’étaient que de 30 % pour les surfaces d’expo de 100-300 m², elles représentaient 36,2 % pour les surfaces de 400-799 m². Les aides de la Région progressant de la même façon : 12,6 % pour les centres de 100-399 m², mais 23,4 % pour ceux d’une superficie au-delà.
Moins le Centre est important, plus se mesure une érosion de l’autofinancement en volume : « l’analyse par catégories de surface d’exposition montre que ce sont les centres les moins grands qui ont budgétisé une diminution de leur autofinancement contrairement aux plus grands. »
En moyenne, un budget de Centre d’Art se départage en un peu moins de 50 % pour la part salariale – avec beaucoup d’emplois aidés, en CDI comme en CDD, et de nombreux temps partiels – 30 % environ pour les activités, et un peu plus de 20 % pour les charges de fonctionnement.
La fréquentation moyenne des 43 Centres d’Art (hors le Palais de Tokyo à Paris) tournait autour de 10 000 visiteurs/ an en 2004.
Ainsi le C.A.M.I. par l’originalité de sa structure – réunion d’un hôtel haut de gamme et d’expositions de renommée –, et l’unicité de sa programmation, peut raisonnablement espérer un taux de remplissage hôtelier et un nombre de visiteurs supérieur aux moyennes rencontrées.



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